
Une centaine de citoyens se sont retrouvés au restaurant « La casa vostra » pour y entendre l’avis d’un groupe de citoyens opérant sous le nom : « Vent de raison Ittre » et dont les intervenants s’appelaient : Derek de Wilde, Bruno Nerincx, Pierre Baucher, Marc Lafineur et Damien Goemaer. Le dépliant distribué en touteboîte dans l’entité avait pris un ton résolument anti-éolien, et alarmiste voir sensationnaliste. Le soir même, l’approche était plus nuancée. Nous y reviendrons.
Le groupe citoyen a eu en tout cas le mérite de porter le sujet à la connaissance des habitants. Un effort d’étude et de présentation a été fait. Nous avons eu l’occasion d’écouter une série d’arguments relativement critiques du côté des organisateurs et basés principalement sur le réflexe du NIMBY( Not In My Back Yard) (Pas dans mon jardin). Le groupe ne se disait pas contre l’éolien mais pas n’importe où et surtout pas dans leur environnement immédiat, craignant des nuisances sonores, une altération du paysage et une perte de valeur immobilière. La crainte de se voir imposer l’éolien sans débat, sans informations a certainement été moteur de ce mouvement citoyen. Les organisateurs ont en tout cas eu le sens de l’ouverture, permettant largement à des représentants de Vent+ (groupe citoyen nivellois oeuvrant pour un éolien citoyen), aux écologistes ittrois mais aussi à Vincent Jolly (un des promoteurs) et à quelques citoyens de défendre une attitude moins critique envers l’éolien.
Qu’en est-il concrètement ?
Deux projets sont à l’étude, l’un sur des terres de la famille Jolly à Haut-Ittre et associant par la société Green Invest, la famille Jolly, les citoyens et la Commune d’Ittre avec une attention à l’implication citoyenne, l’autre sur les terres de la famille de Lichtervelde à Baudémont et porté par Electrabel. Aucun dossier n’a été déposé officiellement à la commune.La procédure prévoit qu’après le dépôt du dossier, une soirée d’information doit être organisée par le promoteur du projet en vue d’alimenter le contenu de l’étude d’incidences.Cette étude se fait dans les 6 mois. Après quoi une demande de permis est officiellement introduite.Une deuxième enquête publique est organisée. La commune donne son avis, comme un tas d’autres instances environnementales et d’équipement public d’ailleurs.En définitive c’est la Région wallonne qui prend la décision.
Luc Schoukens – Petit Tram de Juin-Juillet